Début janvier 2026

Journal hebdomadaire de la nature autour, promenade, branche dessus, branche dessous, avec le grand dehors

Semaine un peu ici et puis un peu là-bas. Un peu à la montagne et un peu à la mer, varier les paysages, y mettre un peu d’ailleurs. L’hiver en point commun. L’hiver, le froid, le gel, les cristaux dans les flaques, les cheveux blancs et ras au sommet des bosquets, le long des branches à l’ombre, des feuilles qui résistent, qui avaient repoussé à la faveur du tiède des temps maintenant passés.
Profiter de la lumière des jours encore si courts même si on a fêté il y a déjà un moment et le jour le plus court et la nuit la plus longue. Alors, guetter le matin les couleurs du levant et se dire quand vient le soir, comme un étonnement en regardant les arbres qu’ils sont déjà là tous alignés et bien sages juste au bord de la route pour profiter au mieux des derniers brins de lumières qui les crayonnent ce soir en sombres silhouettes sur un fond de couleurs chaudes jusqu’aux dernières lueurs. D’abord les admirer jusqu’au bout des branchettes puis dans le moins de lumière les confondre toutes ensemble en nuages, en troupeau, en buisson de brindilles sans plus les distinguer, sans pouvoir suivre même d’un regard attentif aucun de leurs traits fins. Bientôt on ne voit plus qu’une vague silhouette, un tronc et un toupet sans plus aucun détail. Ils nous disent de rentrer, ces arbres en masses grossières, nous mettre au coin de l’âtre pour retrouver bien vite toutes les couleurs du feu.
Et puis le jour suivant, s’en aller voir la mer, voir toute son étendue qui laisse le regard courir droit devant lui sans aucune barrière, à peine quelques îlots suivant l’endroit choisi. Voir les vagues revenir avec obstination, les lumières se changer et revenir plus claires ou bien parfois plus sombres, mais toujours en contraste, pas de lumière amollie par la douceur de vivre. Ici le vent malmène les nuages et les cieux, il fait passer la mer du bleu, au vert, au gris en passant de temps à autre même par le turquoise. Et au-dessus de l’eau, observer les oiseaux, les voir frôler les vagues, parfois même s’y poser, points blancs sur la mer sombre ou le foncé des bernaches sur les pâles plages de sable pointillées de coquillages. Sur les plages, sous les pierres, d’autres formes de vie que celles des montagnes, animaux adaptés à un autre milieu. Carapaces, pinces et pattes fines comme des nageoires, yeux rouges, vestes orangées qui affolent le regard au beau milieu des algues toutes brillantes de l’humide de la marée du matin. Alors, s’émerveiller des formes et des couleurs comme on découvre, en livre, une nouvelle écriture qu’on ne soupçonnait pas.

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3 réflexions sur « Début janvier 2026 »

  1. je retiens « comme un étonnement en regardant les arbres »
    ne jamais le perdre, le pousser vers l’émerveillement
    sans compter que sans eux nous n’aurions pas de feu dans notre cheminée ou notre poêle !
    de même pour « l’obstination des vagues »
    merci de partager avec nous ces petits voyages…

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