Archives mensuelles : mai 2022

20220426

"De temps en temps", ça commence par la météo, et ça continue avec ce qui vient en tirant sur le fil

Bancs nuageux assez nombreux sur l’Ouest de la région tandis que le soleil domine en matinée en massifs et vallées internes surtout de l’Oisans au Sud-Est de la Savoie. Les nuages se généralisent et prennent du volume l’après-midi donnant quelques averses essentiellement côté Haute-Savoie. Ces nuages se partagent le ciel avec des éclaircies, qui s’élargiront sensiblement en soirée. Limite pluie-neige vers 1700/1800 mètres puis 2000 mètres (quantités de neige anecdotiques plus haut).
Températures maximales atteignant +17 à +21 degrés en plaines et +9 à +14 degrés vers 1500 mètres. (Meteo-Alpes)

Des bancs de nuages. Ils se déplacent en bandes déplaçant l’attention, cachant, laissant deviner, mettant en lumière, détachant ou révélant un coin de paysage. Le vert tendre des feuillus, le foncé des sapins, le blanc de la neige, le sombre des rochers. Quelques chalets. Tous apparaissent et disparaissent devenant un moment unique sujet visible, indispensable et urgent. Une idée qui vient, une chanson, une remarque, un mot ou une phrase qui font remonter le projet un instant négligé, qu’on redécouvre avec délice, sourire au coin du bec. Puis c’est le tour d’un autre et encore un autre, au gré des bancs d’idées poussées par le vent et le temps. Il faudrait en prendre un, de ces projets en cours, l’enfermer bien serré pour mieux s’en occuper en empêchant les autres de venir s’immiscer. Il faudrait, il faudrait… espoir et désespoir des nuées de projets

20220424

"De temps en temps", ça commence par la météo, et ça continue avec ce qui vient en tirant sur le fil

Automnal. Temps maussade et frais. Faibles averses tout au long de la journée, fréquentes dans les massifs avec la neige vers 1700 puis 1900 mètres (autour de 10-15 cm supplémentaires au-dessus de 2000 mètres environ).
Températures minimales comprises entre +5 et +8 degrés. (MétéoAlpes)

Retour de l’automne en avril. Parenthèse dans l’arrivée des couleurs du printemps, un temps à faire un tour au-dedans et non pas au-dehors, un temps à la mélancolie, à la tristesse peut-être, voire au chagrin. La météo nous pousse, elle nous fait pencher d’un côté ou de l’autre de nos humeurs. Comme on imagine mal un film tragique sur une plage ensoleillée en été ou une explosion de joie dans la faible lumière blafarde d’un jour gris d’automne. Même quand on se persuade, qu’on fait tout pour se sentir plus haut, plus grand et plus fort que la nature, elle reste là, patiente, tenace et opiniâtre à nous rappeler que nous ne sommes finalement qu’une toute petite partie d’elle même. Nous rappeler qu’elle nous tient, pieds et pensées ficelées, qu’on le veuille ou non. Qu’on le sache ou non