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Fin de mi-juillet

Journal hebdomadaire de la nature autour, promenade, branche dessus, branche dessous, avec le grand dehors

Commencer par les orages, comme un poing sur la table, comme une façon de siffler la fin de la canicule. De la pluie, beaucoup d’eau, même si encore trop peu pour refaire les réserves, et du vent, beaucoup de vent, beaucoup trop pour des arbres souvent très affaiblis par cette période sans eau. Les longues pluies qui allaient à la suite des orages n’ont duré finalement qu’un temps finalement court au regard de la sécheresse qui a duré des jours, un tout petit pansement sur une trop grande blessure. Et la fin de la semaine, comme si de rien n’était, qui revient à l’été en ayant oublié les semaines précédentes.
La terre devenue poussière, les feuilles devenues friables et les champs déjà jaunes, on les retrouve aussi tout le long des voies du train en allant des montagnes jusqu’à la capitale. Champs jaunes et vaches absentes.
Une fois dans la ville, guetter les animaux, aller chercher les arbres pour voir un peu comment va la nature quand elle n’est plus chez elle. Dans les parcs et jardins, le sol est fait de sable, de gravier de poussière, presque toujours bien blancs qui reflètent la lumière, nous éblouissent sûrement mais évitent quand même le brûlant de l’asphalte. La poussière soulevée par d’innombrables semelles rend l’air presque aussi trouble que les eaux d’un ruisseau juste après un orage et elle vient se poser sur le rebord des feuilles, faisant vieillir les arbres comme vieillissent les humains, leur faisant une chevelure du plus chic poivre et sel, mais avec beaucoup de sel.
Le sel, l’idée de l’eau et de son manque toujours dans un coin de la tête, penser à la mer, son sel à elle aussi, des petits cristaux blancs somme le sable des allées et en venir à l’eau à elle qui reste toujours le point clé des problèmes quand on a déblayé tout ce qui traîne autour dans ce que sa présence ou bien son manque impliquent. À Paris c’est la Seine qui nous rappelle à l’ordre, dans l’ordre des pensées pour mettre l’eau en avant, elle qui sous forme de pluie nettoie les feuilles des arbres, les abreuve, nous abreuve. Nous divertit aussi, comme pour ces pédalos qui s’ébattent sur les flots du doux canal de l’Ourq, entre ses berges policées de pierres ou de béton, mais qui abritent, joyeuses, de grand éclats de rires dans les éclaboussures. Alors pour un moment, faire une pause de sérieux, oublier une minute les feuilles déjà roussies qui tombent sur le sable des plages de Paris Plage et ne garder que ça, l’éclat de rire de l’enfant dans sa bouée orange au milieu de l’eau sombre

Fin de mi-juillet 2025

Journal hebdomadaire de la nature autour, promenade, branche dessus, branche dessous, avec le grand dehors

Orages et averses d’été, de ces pluies qu’on attend pour rafraichir le soir et parce qu’elles sont logiques dans le cycle des jours et puis celui de l’eau. Traits, points, toujours clairs et brillants sur le fond sombre des arbres, le langage des coulées, des mots à déchiffrer dans une autre écriture, celle des petites gouttes rondes et puis des gouttes longues, le morse de la pluie. Une autre façon de dire, de parler des nuages, elles disent d’où elles viennent, disent la terre où elles tombent et ce qu’elles y feront, juste flaque ou ruisseau jusqu’à rejoindre la mer, un futur d’aventures.
Les arbres et autres plantes à quelques exceptions près sont maintenant plus tranquilles, le temps n’est plus aux fleurs, aux feuilles à construire, juste à consolider tout ce que le printemps à fait naitre de nouveau, elles sont plutôt croissance que fleurs ou bien naissance. Presque le temps de lézarder dans le beau temps d’été. Les fruits sont bien en place, les papilles se préparent au fur et à mesure que grossissent les pommes.
Il reste quand même des plantes pour grandir coûte que coûte sans prendre aucun repos, qui renaissent de plus belle quand une débroussailleuse les réduits à néant au niveau des racines, les fougères et les ronces sont de ces sortes de plantes pourvu que l’eau soit là, au moins l’humidité. Les mousses bien sûr aussi, qui se replient pour le chaud et se déploient en grand quand l’eau est de nouveau là.
Question adaptation, les plantes savent faire pourvu qu’on les laisse faire, les animaux aussi, chacun son petit royaume, son moment de la journée, quand il s’agit de voir la journée de 24 heures, avec la nuit aussi. Alors que nous humains sommes bien moins adaptés à vivre dans le noir surtout que maintenant, pleine lune ou noir complet, on allume la lumière pour que nos yeux puissent rester notre atout principal pour connaitre le monde qui est autour de nous. Alors, en profiter pour quand même ça et là, lever les yeux au ciel et éteindre les lampes pour pouvoir profiter des étoiles, de la lune et puis de toutes les ombres qui font beaucoup moins peur quand on fait un effort pour mieux faire connaissance.

20220523

"De temps en temps", ça commence par la météo, et ça continue avec ce qui vient en tirant sur le fil

 

Changement de temps. Jusqu’en mi-journée : des moments de soleil, souvent francs en vallées internes, entre les passages nuageux élevés. En après-midi et jusqu’en première partie de nuit suivante : conditions plus nuageuses avec déclenchement d’averses de plus en plus fréquentes, et par moments orageuses, qui circuleront d’Ouest en Est. Dès lors les éclaircies seront en retraits.
Limite pluie-neige vers 3300 puis 3100 mètres.
Températures minimales comprises entre +15 et +17 degrés.
Températures maximales comprises entre +27 et +31 degrés.
Isotherme 0° vers 3700 mètres.
Vent modéré de Sud-Ouest.
Prévisions Météo Alpes

Des orages. Du bruit et de la fureur. Du vent, des éclairs, du tonnerre, du sombre, de la pluie, de la grosse pluie, de la grêle. Des dégâts parfois. Et un rappel bienvenu pour nos hypertrophies, grosses têtes, chevilles enflées et grandes gueules : humain, tu n’es plus rien si la nature en a envie. Mais il suffit souvent de se mettre à l’abri et de regarder les gouttes tomber. Question de dosage, variation d’intensité. Imprécision voire grossièreté des mots sans les adjectifs, importance de la nuance, de la petite différence qui fait toute la différence. Averse orageuse, orage, gros orages, tornade… Choisir ses mots avec plus d’attention, penser, avant de parler ou d’écrire, à ces idées, pas toujours claires, aux contours un peu flous, mal détourées et mal cadrées, idées par nous déposées dans des termes mal choisis, attrapés au vol, qui ensuite s’envolent ou pire, provoquent l’orage dans ses plus grandes largeurs. Le battement d’aile d’un papillon est une imprécision