Début octobre 2026

Journal hebdomadaire de la nature autour, promenade, branche dessus, branche dessous, avec le grand dehors

Aux deux extrémités de cette semaine d’octobre, de la pluie, du brouillard, de l’humide, de l’automne. Et puis entre les deux, du trop chaud, du trop sec, de l’incongru en automne qu’on préfère oublier, même s’il faudrait bien y penser sérieusement à ce qui vient demain. Alors ici, juste se dire que le sec, je l’ai déjà trop dit et revenir au plus frais, peut-être simplement avec l’intention ferme de se rafraîchir les idées pour mieux penser la suite ?
De la pluie et du brouillard, on peut aussi dire plat, grisâtre et terne, de ces mots affublés d’un côté négatif, une connotation, une façon de mêler le passé qu’on pensait à ce qu’on vit maintenant, malgré le décalage au moins du côté temps. Mais le positif d’hier ne le sera peut-être plus demain, quand on appréciera la pluie et les averses pour leur valeur en eau.
Peut-être de mon côté, aussi un peu de regret, comme toujours à l’automne et au creux de l’hiver, que nous ne soyons plus capables, nous autres les êtres humains, de suivre les saisons et leurs variations, quand les jours sont plus courts, les journées ne le sont pas et nous tirent sur le dos, sur le sommeil, la fatigue, les ressources intérieures, celles qui sont faites d’envie, de longues heures tranquilles enroulée dans le frais et tout emmitouflée dans le douillet des nuées.


Pour ce qui est des récoltes, grande absence des pommes tout autant pour les poires, restent un peu de châtaignes à griller dans la poêle, mais certaines si petites que les bogues n’osent même pas montrer leur intérieur tant les fruits sont mini et déjà rabougris. Du côté des récoltes, ne plus attendre de neuf, au mieux laisser encore quelques fruits faire plus gros, mais la tendance maintenant est à la chute des feuilles, les gardiens des refuges sont descendus de là-haut, les oiseaux migrateurs partis depuis longtemps, ne restent que les espèces qui passeront l’hiver là. Les dernières sauterelles finissent dans le bec des poules, les glands terminent à terre au moindre coup de vent et s’asseoir sous le chêne ne garantit en rien une sieste tranquille.


Chez tous les végétaux, c’est le temps du repos, ne plus s’occuper des feuilles, de faire la photosynthèse, tous les bourgeons sont prêts et attendent le printemps, reste l’hiver à passer. Déjà la météo annonce la neige là-haut alors survivre au froid va être l’occupation des plantes et des bêtes après tout un été qui fût bien occupé à survivre au trop chaud. Les arbres vont faire les morts, mais ne le seront pas tous, au moins ce n’est pas l’idée, stratégie d’hibernant comme l’ours et la marmotte et de bien d’autres encore. Fonctionnement emprunté par bon nombre d’auteurs, écrivains de saison qui ne portent des fruits, de papier, de colle et d’encre qu’au moment officiel de la rentrée littéraire.

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