Journal hebdomadaire de la nature autour, promenade, branche dessus, branche dessous, avec le grand dehors

Retour à la montagne, mais sans grand changement de temps. Commencer la semaine par très chaud, par trop chaud, cette chaleur visqueuse qui vous happe et vous cuit à la sortie du bois ou du sombre de la maison et de ses volets fermés. Hier soir bel orage et même repenser à se vêtir un peu au-delà du fin tee-shirt. Pour la suite on verra, mais pour cette semaine, du chaud encore du chaud, la saison qui avance en butant sur chaque marche, en en manquant plusieurs. Les noisettes tombent déjà, elles ont à peine la forme, sûrement pas la taille encore moins la couleur qu’elles ont lentement acquise quand elles tombent à l’automne, au début de septembre.
Retour à la montagne. Les plantes ont bien poussé, mais pas toutes et pas toutes de la même façon. Les orages de temps en temps on permis de revoir un peu de vert dans le jaune, quelques touffes d’herbe repoussent aux endroits pas trop secs et pas trop exposés aux ardeurs du soleil. Celles qui s’en sortent le mieux, sont de loin toutes les plantes qu’on dirait mauvaises herbes, celles qui meurent et repoussent sans jamais perdre une once de leur motivation. Sous le sec, elles se plient, se couchent sur le sol, le protègent de leur ombre pour qu’il puisse rester frais le plus longtemps possible. Sagesse végétale dont elles renaîtront aux premières gouttes de pluie.
Retour à la montagne pour ramasser les mûres, en faire des confitures, et aller déguster les framboises des chemins qui poussent un peu plus haut au détour d’une balade. Elles, tout comme les myrtilles, en laisser pour les autres qui tout autant que nous, ont pris pain et fromage et ramassé sur place de quoi se faire un dessert des meilleurs qui puissent être, sans oublier, toutefois, de jeter un regard au-dessus des épilobes pour admirer, là-bas, les montagnes d’en face.
Retour à la montagne et retrouver le jardin et les tomates, espiègles qui font tout le contraire des feux qu’on trouve en ville pour essayer, un peu, de réguler , de régler les passages des voitures, des piétons et de tout ce qui peut se déplacer dans ces grandes fourmilières. Ici pour les tomates, le vert est interdit, tandis que le rouge permet le passage de la main qui viendra la cueillir. Sorte de code de couleurs qu’il faut interpréter en fonction de l’endroit et de ses conventions ou faire comme ces insectes qui adoptent les rayures et ainsi sont certains d’avoir toujours sur eux la couleur qui convient même si elle n’est présente qu’une rayure sur deux.
Retour à la montagne et retrouver le soir où on regarde le ciel, où la nuit il fait noir, une vie sans lampadaires. Une fois le soleil caché, il fait un peu plus frais, profiter du moment entre le jour et la nuit, aller lire au dehors et finalement se rendre compte, lorsque la lune se lève et éclaire la scène, que depuis un moment on ne lit plus son livre, mais on lit les étoiles




